Simulateur PEA : estimer capital, fiscalité et durée de détention
Mis à jour le 14 août 2026 — barème et règles en vigueur à cette date
Simulateur de PEA
Le capital projeté, le plafond de 150 000 €, et ce que coûte un retrait avant cinq ans.
Type de plan
Cas particulier
18,6 % depuis que la CSG sur les produits de placement est passée à 10,6 %. Des taux historiques subsistent sur certains gains anciens.
Comment fonctionne le simulateur ?
Le capital est projeté mois par mois : le rendement s'applique au capital présent, puis le versement du mois s'ajoute, dans la limite du plafond. Une fois le plafond de versements atteint, les apports suivants sont refusés par le plan, et devraient être placés ailleurs.
La fiscalité dépend d'un seul seuil, le cinquième anniversaire du plan. Avant cinq ans, le gain est imposé au taux forfaitaire de 12,8 % plus les prélèvements sociaux. À partir de cinq ans, il n'y a plus d'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux restent dus.
Le rendement saisi est une hypothèse constante. Sur un portefeuille d'actions, aucune année ne ressemble à la moyenne : le résultat sert à comparer des scénarios, pas à prévoir un montant.
Sources
- Code monétaire et financier, article L221-30 : plafond de 150 000 € de versements, ramené à 20 000 € pour une personne rattachée au foyer fiscal de ses parents.
- Code général des impôts, article 157, 5° bis : exonération d'impôt sur le revenu des produits et plus-values du plan, sous réserve du 5 de l'article 200 A.
- Code de la sécurité sociale, article L. 136-8 : CSG portée à 10,6 % sur les produits de placement, soit 18,6 % de prélèvements sociaux au total.
Simulation indicative, à rendement constant. Elle ne tient compte ni des frais de courtage, ni des frais de tenue de compte.
Un simulateur PEA permet d’estimer, à partir d’un capital de départ et de versements réguliers, la valeur future d’un plan d’épargne en actions ainsi que l’impôt dû selon la durée de détention. Avant de retirer un euro de son PEA, mieux vaut savoir exactement à quel moment la fiscalité bascule, et de combien. C’est justement ce que ces outils de calcul permettent de visualiser, à condition de bien comprendre ce qu’ils calculent réellement.
En bref: un simulateur de PEA projette le capital accumulé selon vos versements et une hypothèse de rendement, puis applique la règle fiscale qui compte le plus: avant 5 ans, tout gain retiré est taxé au prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux en vigueur au moment du retrait (18,6 % depuis janvier 2026); après 5 ans, les gains échappent à l’impôt sur le revenu et ne supportent plus que ces prélèvements sociaux. Le plafond de versement s’élève à 150 000 € pour un PEA classique.
Que calcule vraiment un simulateur PEA ?
Un simulateur de PEA ne se contente pas d’additionner des versements: il projette la trajectoire du capital dans le temps en tenant compte des versements initiaux, des apports réguliers et d’un rendement hypothétique, puis il applique la fiscalité correspondant à la durée de détention choisie. Concrètement, l’outil demande un montant de départ, un versement périodique, une durée de simulation et un taux de rendement annuel supposé, avant d’afficher un capital brut et un capital net d’impôt.
La partie la plus utile de ces simulateurs reste la bascule fiscale: la plupart des outils affichent deux scénarios, un retrait avant 5 ans et un retrait après 5 ans, pour que l’écart entre les deux saute aux yeux. Certains, comme celui proposé par PEA.fr, intègrent même la gestion automatique du dépassement de plafond: une fois les 150 000 € de versements atteints, les nouveaux apports basculent vers un compte-titres ordinaire, avec sa propre fiscalité, distincte de celle du PEA.
Il faut garder en tête qu’un simulateur reste un exercice de projection, pas une prédiction. Le rendement que vous saisissez est une hypothèse, généralement calquée sur la performance historique moyenne des marchés actions, mais les marchés ne suivent jamais une ligne droite. L’intérêt de l’outil est de comparer des scénarios entre eux (retrait précoce contre retrait tardif, versement ponctuel contre versement programmé), pas de deviner le montant exact que vous aurez sur votre compte dans dix ans.
Combien peut-on accumuler avec des versements réguliers ?
Le capital final dépend avant tout de trois leviers que le simulateur combine: le montant initial, la régularité des versements et la durée de détention. Avec un effet de capitalisation qui joue à plein sur le long terme, un versement mensuel modeste mais tenu sur quinze ou vingt ans finit souvent par produire plus de gains que le même montant investi en une seule fois plus tard.
Un exemple donné par PEA.fr illustre bien la mécanique du plafond: avec un capital initial de 10 000 € et des versements mensuels de 500 €, le plafond de versement de 150 000 € est atteint en environ 23 ans. Passé ce seuil, les versements supplémentaires ne peuvent plus alimenter le PEA et doivent être placés ailleurs, typiquement sur un compte-titres ordinaire. Ce chiffre donne un ordre de grandeur utile: un épargnant qui vise le plafond doit raisonner sur une durée longue, rarement sur quelques années.
Un point que les simulateurs traitent parfois trop rapidement concerne le PEA jeunes, ouvert aux 18-25 ans encore rattachés au foyer fiscal de leurs parents. Son plafond de versement est réduit par rapport au PEA classique, et à son échéance (généralement liée à l’âge du titulaire ou à son rattachement fiscal), il se transforme automatiquement en PEA classique, sans perte d’antériorité fiscale. Simuler un PEA jeunes revient donc à simuler un PEA classique en plus petit, avec la même logique de calendrier fiscal.
Comment la durée de détention change-t-elle l’impôt ?
La durée de détention est le paramètre qui pèse le plus lourd dans le résultat d’une simulation, bien plus que le rendement lui-même sur les premières années. Retirer des fonds avant le cinquième anniversaire du plan déclenche une fiscalité nettement plus défavorable qu’un retrait effectué après ce seuil.
Si vous clôturez ou retirez des sommes de votre PEA au cours des cinq premières années, la totalité du gain réalisé depuis l’ouverture est taxée au prélèvement forfaitaire unique de 12,8 %, à quoi s’ajoutent les prélèvements sociaux applicables au moment où les gains ont été réalisés, soit 18,6 % depuis janvier 2026. Le taux global qui s’applique dans ce cas de figure atteint donc 31,4 % sur l’ensemble des gains, quelle que soit leur ancienneté au sein du plan.
Passé le cap des 5 ans, la logique change du tout au tout: les plus-values et les dividendes réinvestis échappent à l’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux restent dus, au taux de 18,6 % en vigueur depuis janvier 2026. Un retrait après 5 ans coûte donc, en ordre de grandeur, deux fois moins cher fiscalement qu’un retrait avant ce seuil, puisque la part impôt sur le revenu (12,8 %) disparaît totalement.
Un simulateur correctement paramétré doit vous permettre de visualiser cet écart directement en euros, pas seulement en pourcentage. Sur un gain de plusieurs milliers d’euros, la différence entre les deux régimes représente une somme qui peut peser lourd dans une décision de retrait anticipé, notamment en cas de besoin de liquidités imprévu.
Faut-il retirer avant ou après les 5 ans dans les simulations ?
La réponse dépend presque exclusivement de votre horizon de besoin d’argent, pas d’un calcul purement mathématique. Un simulateur ne peut trancher cette question à votre place: il peut seulement chiffrer le coût du choix que vous envisagez.
Ce qu’il faut retenir, c’est que le compteur des 5 ans démarre à la date d’ouverture du PEA, pas à la date de chaque versement. Un épargnant qui a ouvert son plan il y a 6 ans mais qui a versé une grosse somme il y a seulement 2 ans bénéficie tout de même du régime post-5-ans sur l’ensemble de son plan, y compris sur les gains générés par ce versement récent. C’est un point que beaucoup de simulateurs simplifient mal, en calquant la durée sur le versement le plus récent plutôt que sur l’ouverture du plan.
Autre nuance à intégrer dans une simulation réaliste: un retrait partiel avant 5 ans entraîne, selon les règles applicables au PEA, la clôture du plan dans la plupart des configurations, ce qui rend impossible tout nouveau versement ultérieur sur ce même contrat. Après 5 ans en revanche, les retraits partiels n’entraînent plus la fermeture du plan et n’empêchent pas de continuer à l’alimenter, ce qui change complètement la stratégie à envisager dans un simulateur: mieux vaut souvent tester un scénario de retrait partiel après le cinquième anniversaire qu’une clôture totale avant.
Pour ceux qui hésitent entre plusieurs enveloppes fiscales pour loger leur épargne actions, il peut être utile de comparer les caractéristiques du PEA jeune et son plafond spécifique avec celles du PEA classique avant de lancer une simulation sur vingt ans.
Quels frais faut-il intégrer dans une simulation ?
Les frais sont souvent le paramètre le plus sous-estimé dans les simulateurs grand public, alors qu’ils grignotent directement le rendement net affiché. Un bon simulateur doit permettre de saisir des frais de courtage, des frais de tenue de compte et, éventuellement, des frais de transfert.
Sur ce dernier point, le cadre réglementaire fixe un plafond légal pour les frais de transfert sortant d’un PEA: celui-ci ne peut dépasser 150 € au total, ou 15 € par ligne de titres transférée, selon le barème présenté par service-public.fr. Ce plafond joue un rôle concret quand vous changez d’établissement pour profiter de frais de courtage plus avantageux ailleurs: le coût du changement reste plafonné et donc prévisible, ce qui facilite l’arbitrage entre rester chez son courtier actuel ou basculer vers une offre à moindres frais.
Les frais de courtage, eux, varient fortement d’un établissement à l’autre et ne relèvent d’aucun barème officiel: certains courtiers en ligne appliquent une gratuité jusqu’à un certain volume d’ordres mensuel, avant de facturer une commission au-delà. Un simulateur qui ignore ces frais surestime systématiquement le capital final, parfois de façon significative sur une durée de vingt ans, tant l’effet des frais se cumule avec celui des intérêts composés.
Simuler un PEA investi en actions européennes ou en PME-ETI change-t-il la fiscalité ?
Non, la fiscalité du PEA reste identique quelle que soit la nature des titres logés dans le plan: actions européennes classiques ou titres de PME-ETI via un PEA PME-ETI dédié. Ce qui change entre les deux enveloppes, ce sont les plafonds de versement et l’univers d’investissement autorisé, pas le régime fiscal applicable aux gains.
Le PEA permet d’investir en actions européennes, y compris des titres de sociétés cotées sur des marchés réglementés de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen. Le PEA PME-ETI, de son côté, cible spécifiquement les titres de petites et moyennes entreprises et d’entreprises de taille intermédiaire, avec un plafond de versement propre, distinct de celui du PEA classique. Un même épargnant peut détenir les deux enveloppes en parallèle, ce qui permet d’atteindre un plafond de versement cumulé supérieur à celui d’un seul PEA classique.
Pour une simulation fidèle, il faut donc distinguer le paramètre « type de PEA » du paramètre « taux de rendement espéré »: un portefeuille concentré sur des PME-ETI n’affiche pas nécessairement la même volatilité ni le même potentiel de performance qu’un portefeuille de grandes valeurs européennes, même si les deux profitent exactement de la même mécanique fiscale une fois le seuil des 5 ans franchi. Ceux qui cherchent des supports alternatifs pour diversifier leur épargne, en dehors des actions cotées, peuvent aussi se pencher sur des véhicules comme les SCPI de santé et leur rendement, qui répondent à une logique de placement différente.
Questions fréquentes
Un simulateur PEA prend-il en compte l’impôt sur le revenu ?
Après 5 ans de détention, les gains réalisés dans un PEA sont exonérés d’impôt sur le revenu; seuls les prélèvements sociaux restent dus, au taux de 18,6 % en vigueur depuis janvier 2026. Avant 5 ans, l’impôt sur le revenu s’applique via le prélèvement forfaitaire unique à 12,8 %, en plus de ces prélèvements sociaux.
Quel est le plafond de versement à intégrer dans une simulation de PEA ?
Le plafond de versement d’un PEA classique s’élève à 150 000 €. Un PEA jeunes et un PEA PME-ETI disposent chacun de leur propre plafond, distinct de celui du PEA classique, et peuvent se cumuler avec lui.
Que se passe-t-il si je clôture mon PEA avant 5 ans dans une simulation ?
La totalité du gain réalisé depuis l’ouverture du plan est alors taxée au prélèvement forfaitaire unique de 12,8 %, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux en vigueur au moment du retrait, soit 18,6 % depuis janvier 2026. Un simulateur doit afficher ce scénario séparément du scénario après 5 ans pour rendre visible l’écart.
Le PEA jeunes se simule-t-il de la même façon que le PEA classique ?
Oui dans sa logique fiscale, puisqu’à son échéance il se transforme automatiquement en PEA classique sans perte d’antériorité. Son plafond de versement étant réduit par rapport au PEA classique, une simulation doit adapter ce paramètre en conséquence.
Sources
Sources consultées le 14 août 2026.
Informations vérifiées à cette date ; des évolutions ultérieures sont possibles. Vérifiez auprès de la source officielle.
- www.impots.gouv.fr/actualite/simulateur-dimpot-sur-le-revenu-2026
- www.impots.gouv.fr/simulateurs
- www.lafinancepourtous.com/pratique/placements/pea/la-fiscalite-applicable-au-pea/